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L’abbaye de Noirlac

Une abbaye cistercienne dans le Cher

mardi 8 octobre 2019, par Michel Bovani

Une petite balade un jeudi d’avril 2019. Nous sommes allés (re)visiter l’abbaye de Noirlac. C’est tout au sud du Cher, une dizaine de kilomètres au nord-ouest de Saint-Amand Montrond qui, comme chacun sait est une des capitales françaises de l’imprimerie (si, si, regardez les dernières feuilles de vos bouquins : imprimé à Saint-Amand Montrond, 18). L’abbaye se trouve précisément sur la commune de Bruère-Allichamps qui, comme chacun sait, est un des centres géographiques présumés de la France (si, si, regardez donc l’article centre de la France dans Wikipédia).


Carte

L’abbaye de Noirlac est une abbaye cistercienne fondée en 1136. Comme la plupart des abbayes, elle a une histoire un peu compliquée ; après avoir traversé la guerre de 100 ans, elle tombe sous un régime de commende. Elle sera plusieurs fois endommagée, mais sera à chaque fois restaurée. Le cloître date ainsi des XIIIe et XIVe siècles, le dortoir des moines, constitué de 7 cellules individuelles, du XVIIIe. La dernière restauration s’est déroulée entre 1950 et 1980.

Le Cloître — 1
Le Corridor des moines

L’église abbatiale respecte les principes architecturaux édictés par Bernard de Clairvaux. Pas de tour monumentale, mais à l’origine un clocher en bois qui, comme souvent, a maintenant disparu, un style simple et dépouillé, des vitraux blancs ou clairs, sans décor autre que géométrique. L’intérieur du bâtiment, d’agréables proportions, est ainsi mis en valeur par une belle lumière qui vient baigner entièrement la nef.

La Nef — 1

Je dois dire que j’aime les églises, une fois qu’elles ont été désacralisées. D’une part, cela les débarasse d’un certain nombre d’objets à mon sens parfaitement inutiles, d’autre part, il est bon que ce qui a été construit par des hommes échappe à un hypothétique dieu, mais en réalité au pouvoir de l’Église, pour revenir finalement à l’humain.

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